Booster en vidéo

Découvrez le Booster Space4Earth…

Né en PACA, et soutenu dans ses premiers pas par des acteurs régionaux, cette volonté ministérielle qui relie les mondes du spatial, du numérique et des applications a vu ses activités croître rapidement.

Les projets soutenus par le Booster4Earth ont vocation à porter le savoir faire de nos entreprises au delà des frontières de leur région.

Les partenaires situés hors du territoire de la Région Provence Alpes Côte d’Azur peuvent prendre part aux initiatives du Booster.

Booster les idées et projets afin que chaque domaines d’applications bénéficient des opportunités et moyens qu’offrent les données spatiales et les technos du numérique, telle est la raison d’être du Booster Space4Earth.

Mieux comprendre le Booster…

Le Booster Space4Earth (ex PACA) est une initiative du COSPACE (Comité de concertation État-Industrie dans le domaine spatial) lancée le 11 septembre 2015, porté par le Cluster SAFE.
 Elle s’inscrit dans un contexte de libéralisation et de valorisation des données spatiales qui va notamment donner aux entreprises un accès gratuit à des informations provenant de satellites.

 

Son rôle ?

Proposer un environnement propice aux partenariats et fertilisations croisées entre les acteurs du spatial, du numérique et les utilisateurs des innovations issues de ce rapprochement.

Au quotidien, accompagner les entreprise, les collectivités et le monde académique avec un objectif commun – Favoriser l’émergence d’idées et de projets prometteurs.

Au travers des projets soutenus par le Booster Space4Earth, exporter le savoir-faire de nos entreprises et de leurs partenaires au-delà des frontières de leur région.

 

Les Boosters, accélérateurs de projets : Numérique & Espace !

Les projets

Algomap

La classification et l’indexation des données satellites et des objets géographiques, notamment pour la carte du moteur de recherche Qwant (QwantMap), sont des applications appartenant au large catalogue d’applications de traitement de requêtes de classement ou de classification multicritères. Les moteurs de recherche grand public comme Qwant sont les plus concernés par ce challenge, mais d’autres techniques comme la recherche d’information dans les réseaux sociaux ou la classification des données dans les bases multimédia sont très dépendantes de la qualité des algorithmes de traitement des requêtes multicritères. En effet, malgré des particularités, toutes ces applications utilisent des techniques de conversion de données en descripteurs (multimédia, textuel, etc) souvent sous forme de vecteurs numériques multidimensionnels. Notre objectif est d’appliquer ce type d’algorithme au domaine des données et services issus du spatial et par là même de résoudre une problématique très connue et étudiée dans la recherche scientifique « la malédiction de la dimension ».

Digispace

L’objectif du projet est de valider la faisabilité d’un service qui puisse, à terme, donner une estimation de la population présente sur une zone géographique déterminée à l’échelle d’un pays. Cette estimation sera établie à partir de données spatiales.

Diverses études, portant sur le même sujet ont déjà été réalisées, à partir d’images spatiales très haute résolution (typiquement 50cm) dont le coût est très élevé et la couverture très réduite (quelques dizaines de kilomètres), ce qui empêche le traitement de grandes superficies et surtout un rafraîchissement des données sur un période relativement courte.

Par contre, on peut aujourd’hui produire une estimation de la population à partir d’image de plus faible résolution (typiquement des données décamétriques optiques ou radar).

C’est ce que nous nous proposons de réaliser dans le cadre de ce projet en :

  • Identifiant toutes les sources utilisables, selon leur résolution spatiale, leurs caractéristiques spectrales et leur prix. Nous estimerons aussi la possibilité de croiser les informations obtenues afin d’améliorer la qualité des résultats obtenus. Par exemple : le radar est-il utilisable pour obtenir la hauteur moyenne des bâtiments ? L’infrarouge thermique peut-il être utilisé pour savoir si une zone est habitée ?
  • Délimitant les zones habitées et caractérisant les différents habitats selon des critères de type et de densité : résidentiel dispersé, résidentiel dense, bâtiments moyenne hauteur dense, immeubles < 10 étages, …),
  • Déduisant de ces caractéristiques une estimation de la population à l’échelle du quartier,
  • Qualifiant les résultats obtenus par comparaison aux chiffres connus, et en y associant un indice de confiance. Nous disposons de chiffres relativement fiables sur certaines métropoles de l’Afrique de l’Ouest (Etude de l’Agence Française du Développement (AFD) : Africapolis)

De telles informations vont pouvoir être utilisées par les pays émergents, les organisations internationales, les fondations ou les ONG et les grands groupes industriels.

  1. Par les pays émergents, sur financement international, pour :
  • Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH),
  • Recensement à Vocation Etat-Civil (RAVEC),
  • Etablissement des listes électorales.
  1. Par les organisations internationales, les fondations ou les ONG pour :
  • Qualifier les recensements réalisés par les pays et sur lesquels sont basées les aides internationales, disposer d’évaluation dans des zones inaccessibles (ex : conflits), ou ne possédant pas les moyens de réaliser un recensement, et enfin d’avoir des tendances d’évolution entre deux recensements.
  • Santé : Pouvoir dimensionner les moyens et les aides, prévoir et anticiper des risques sanitaires, réagir correctement aux épidémies/pandémies.
  • Gestion des risques naturels : anticipation sur des risques à évolution lente (réchauffement climatique), gestion de crises lorsqu’un cataclysme survient.
  1. Par les grands groupes industriels, pour les domaines de la construction, de la gestion des infrastructures (téléphonie, réseaux de ressources et d’énergie, …) et de l’ingénierie où la connaissance de la répartition des populations sur une zone géographique permet de dimensionner au plus juste les moyens et d’anticiper les besoins.

Hydroportal 3D

Le suivi et le pilotage de la ressource en eau ainsi que l’identification et la mitigation du risque hydrologique requièrent la mise en place d’une approche pluridisciplinaire intégrant l’étude des événements passés, le suivi des événements présents et la prévision des événements futurs en contexte de changements climatiques. Les données disponibles et à venir dans le programme européen de surveillance de la Terre Copernicus couplées avec les autres sources de données nationales et régionales représentent une opportunité d’améliorer la quantification des phénomènes hydrologiques à des fins de gestion intégrée des bassins versants.

Pour répondre à cet impératif de transversalité, la plateforme 3D de géo-information à l’échelle du bassin versant, Hydroportal 3D est une innovation technologique qui permettra d’agréger les données du programme Copernicus avec les autres référentiels et sources de données. L’objectif d’Hydroportal 3D est de rendre disponibles et intelligibles ces données afin d’en faciliter l’exploitation, l’échange et d’autoriser la création de nouveaux usages au service de la gestion intégrée du bassin versant.

Le dispositif HYDROPORTAL 3D est un portail géographique collaboratif de mutualisation, de visualisation 3D et de partage de l’ensemble des données liées au cycle de l’eau pour les non experts (non géomaticiens en particulier). En tant qu’outil de visualisation, d’information, de conseil et d’aide à la décision, Hydroportal 3D est une plateforme innovante pour l’animation et la coordination des bassins versants qui contribuera à la démocratisation des données expertes et à la participation citoyenne.

IRIS-SAT

Les planeurs SeaExplorer sont des véhicules sous-marins de grande autonomie (entre 1 et 6 mois en mer, plusieurs milliers de kilomètres), évoluant dans la colonne d’eau entre la surface et 700 mètres de profondeur, et réalisant des mesures in-situ variées (température, conductivité, Chla, CDOM, méthane dissous, acoustique passive, etc.). Ils ont été conçus par ALSEAMAR entre 2007 et 2010 grâce à un financement FUI. L’industrialisation et la fiabilisation de l’engin a été autofinancé par ALSEAMAR jusqu’en 2014, date à laquelle les premières ventes ont été réalisées. A ce jour plus de 15 SeaExplorer ont été vendus partout dans le monde (France, Grèce, Israël, Etats-Unis, Canada, Mexique, Japon) et plus de 2 années de missions en mer réalisées pour la R&D et pour des clients des secteurs de l’Océanographie, de l’Environnement marin, de l’Oil & Gas, ou de la Défense.

La problématique à résoudre est la suivante : actuellement, les pilotes doivent manuellement rapatrier ces nombreuses informations, les afficher de manière lisible, et enfin les fusionner et les super-positionner pour les appréhender simultanément. Ce travail fastidieux est nécessaire à chaque fois que l’engin refait surface, soit toutes les 3h pour un engin seul, et de manière beaucoup plus serrée pour une flotte d’engin.

D’autre part, dans le cadre d’une offre de service de plus en plus complète, notamment pour le domaine de l’Oil & Gas, il devient nécessaire d’exploiter systématiquement des données externes telles que les observations satellites de couleur de l’eau (Chl-a), les modèles de température de surface, de courant ou de houle, etc., à des fins d’intercalibration des capteurs intégrés sur engin, mais aussi pour réaliser une analyse plus fine des phénomènes étudiés. Afin d’accroître le volume et la qualité des missions de services, il apparaît nécessaire, en premier lieu d’identifier les produits satellites disponibles sur le marché et offrant une plus value aux données récoltées par le planeur, et en second lieu de fusionner ces données sur une unique interface.

Dans le cadre de ce projet, il est proposé d’identifier et de qualifier les données issues des produits satellites qui apporteraient une plus-value au système global, et de réaliser le maquettage d’une interface de supervision des planeurs appelée IRIS-SAT, permettant l’affichage simultané et centralisé des données recueilles par les engins (navigation et charge utiles), ainsi que l’affichage de cartes de données externes issues des services satellite (image, navigation, modèles, télécommunication). Le logiciel comprendra une partie en back office qui fera la connexion entre le logiciel de pilotage IRIS, les données missions archivées sur un serveur de stockage, les serveurs de données cartographiques, et des algorithmes de génération automatique de graphiques (python). La partie front office sera au format web, et permettra aux utilisateurs disposant des droits d’accès, de visualiser l’ensemble des missions planeurs (achevées et en cours).

L’interface comprendra :
-une interface d’identification de l’utilisateur. Chaque utilisateur disposant de droits d’accès par engin ;
-un onglet listant l’ensemble des engins et missions, avec un code couleur identifiant les missions terminées des missions actives ;
-un logbook, où chaque pilote notera les actions effectuées sur l’engin ;
-un affichage des graphiques des données recueillies par l’engin. On distinguera les données de navigation (tension batterie, assiette de l’engin, cap, roulis, profondeur, vitesse sol etc…), des données sciences recueillies par les capteurs de la charge utile (profils et scatter-plots de température, salinité, vitesse du son, oxygène dissous etc…). Les graphiques seront mis à jour automatiquement à fois que l’engin fait surface, mais l’utilisateur pourra depuis l’interface relancer une génération d’un graphique particulier, par exemple pour modifier une échelle de couleur ;
-une carte géographique dynamique sera au centre de la page web. L’utilisateur pourra afficher la trajectoire des engins en superposant différents fonds de cartes. Les fonds de cartes seront utilisés pour deux types de travaux : aides à la navigation pour les missions en cours (modèles de courant, modèles de houle, bathymétrie) et aides à l’interprétation (Salinité, Chla, SST, O2, NO3, Réflectance…), pour des missions en cours (produits Near Real Time) ou des missions passées (produits ReAnalysis).

 

TRA-Modatmo

La Qualité de l’Air a été officiellement reconnue par l’OMS comme ayant un impact sanitaire certain sur la santé et comme étant une des causes majeures de décès et de maladies respiratoires. Le coût sanitaire intangible, dit coût social ou socio-économique, associé à la mortalité et à la morbidité imputables à la pollution de l’air a été estimé dans le cadre du programme européen en 2005 « Air pur pour l’Europe », à un montant compris entre 68 et 97 milliards d’euros par an pour la France  Par ailleurs, le coût de la pollution de l’air intérieur a été évalué par l’ANSES et l’Observatoire de la Qualité de l’Air intérieur en 2014 à un montant de près de 20 milliards d’euros par an.

Elle est devenue la problématique environnementale numéro une pour les Français. Ainsi le traitement des données d’observation et de modélisation de la pollution atmosphérique couplé à la géolocalisation des personnes ou des lieux est d’intérêt majeur pour sensibiliser et orienter les populations vers des comportements améliorants notre environnement. Le présent projet vise donc à tester des algorithmes et des méthodes statistiques pour la valorisation des données spatiales de qualité de l’air (type COPERNICUS) et la délivrance de messages d’orientation des comportements vis-à-vis des populations. De plus, pour pouvoir toucher les populations au plus proche, le projet vise également à travailler sur la valorisation et l’incorporation de micro-capteurs placés en intérieur et en extérieur des logements pour intégrer des données au plus proche de l’individu dans nos algorithmes.

Ce projet se place donc directement dans plusieurs des solutions de la nouvelle France industrielle telles que la ville durable, les objets intelligents, la mobilité écologique ou encore l’économie des données.

Au-delà d’une phase de faisabilité et de démonstration, le but est de pouvoir déployer à large échelle ces stations de micro-capteurs notamment dans les collectivités et de poursuivre par un partenariat en fournissant les données de ces micro-capteurs aux AASQA, à des sociétés spécialisées dans la donnée et son traitement (ACCRI…) afin de valider leurs modélisations et d’enrichir l’observatoire et ainsi les données spatiales. L’installation de ces stations serait faite en collaboration pour permettre de placer ces stations aux points les plus pertinents.

Les news…

SpaceOps 2018

Hébergé et organisé par le Centre national d’études spatiales (CNES) et propulsé par l’AIAA, SpaceOps 2018 est un forum technique de la communauté des opérations de missions spatiales et des systèmes terrestres. Le Booster Space4Earth était au rendez-vous à Marseille, sur le stand de la Space Alliance (Thales Alenia Space & Telespazio).

http://www.spaceops2018.org/

Le Booster Space4Earth participe à la journée de lancement des Boosters !

Participation du Booster Space4Earth à journée de lancement des Boosters Vague 2, le 29 juin 2018 à la Direction Générale de la Recherche et de l’Innovation (DGRI) du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI).

Cette journée a permis aux quatre premiers Boosters de partager leurs retours d’expérience.

Labellisation de trois nouveaux Boosters dans le cadre du COSPACE

Le Booster soutient la candidature de l’incubateur PACA Est

Le Booster Space4Earth a soutenu la candidature de l’Incubateur Paca-Est, retenu pour l’organisation du prochain Copernicus Hackathon qui se tiendra début 2019 à Sophia Antipolis.

https://hackathons.copernicus.eu/participate-in-a-hackathon/

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